Appunti di viaggiatori: Il était une fois...

Il nostro amico Vincenzo Roma ci segnala questo interessantissimo post di una coppia di turisti svizzeri, recentemente suoi ospiti a Montegiordano centro. Il testo riportato è soltanto l'estratto che si focalizza sul periodo trascorso a Montegiordano. Per leggere tutto l'articolo cliccate qui
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Fonte: LA DOLCE VITA – tour d'Italie en 9 mois - Il était une fois

...Après cinq jours et cinq nuits, sonna malheureusement l’heure du départ pour Carole et Matthieu qui devaient poursuivre leur quête. Le coeur lourd et le ventre plein, ils firent leurs adieux au roi et à la reine – Mariella et Salvatore – ainsi qu’à Ettore et aux trois chats, et remontèrent dans leur char pour rejoindre Montegiordano, un petit village de montagne en Calabre. Le lendemain, quand ils arpentèrent ses ruelles, ils étaient loin d’imaginer que cela leur aurait pris autant de temps : des peintures de l’artiste Franco Lateana, appelées « murales », illuminaient et égayaient chaque mur de chaque ruelle du quartier. Leurs vives couleurs en mille et une formes et les citations qui les accompagnaient leur transmettaient une indicible douceur poétique capable de figer le temps. En parcourant « les escaliers de l’amour », « le boulevard des amoureux » puis « la rue du bonheur », le jeune couple avait l’impression de rêver, on pouvait lire ici et là :


Murales Montegiordano Centro (CS)
Murales Montegiordano Centro (CS)


 l’amour est la poésie des sens »;
« il n’existe rien au delà de l’amour. Il continue à faire tourner le monde et maintient les étoiles suspendues dans le ciel »;
« l’amour nait par curiosité, et perdure par habitude »; ou encore
« mon coeur oiseau du désert, a trouvé le ciel dans tes yeux ».

La veille, sur le trajet de nuit pour se rendre à Montegiordano, Carole et Matthieu avaient remarqué un village au loin, étendu sur tout un versant de colline et éclairé par de mystérieuses lumières, trop imposantes pour être celles des maisons, et trop petites pour être celles des étoiles. Pour cause, il s’agissait de réverbères à triple tête illuminant les étroites ruelles de Rocca Imperiale. Pour le visiter, ils laissèrent le char en bas de la colline et arpentèrent à pied toutes ses ruelles en lacets. Au milieu du parcours, ils croisèrent Jack, un chat noir qui se laissa aisément caresser et qui décida de leur tenir compagnie durant toute la ballade. Il les guida jusqu’au château qui prônait au sommet de la colline où, assis sur les remparts, il leur raconta le parcours chaotique de sa chienne de vie. Puis il redescendit tranquillement à leurs côtés mais, malheureusement, il dû les laisser au moment où ils passèrent dans le quartier de son ennemi Tom, un chien redouté dans tout le village.

Pour leur dernière journée dans les contrées de Montegiordano, Carole et Matthieu choisirent de faire une randonnée au milieu des gigantesques montagnes qui les entouraient. Le parcours les mena à de magnifiques vues sur la mer au loin, des traversées de champs et de prairies, des panoramas sur les imposantes courbes de mère nature, et quand sur la route du retour ils atteignirent le point le plus haut, ils étaient comme sur un pont suspendu dans le ciel. À gauche, une cambrure verdoyante qui débouchait sur la mer, à droite, l’immensité des montagnes à perte de vue. Soudain, un vent violent, avec des rafales d’une force que le couple n’avait encore jamais connu, les attaqua et ne cessa de souffler, leur faisant parfois perdre l’équilibre. Carole avait l’impression qu’il lui aurait suffi de lever les bras en l’air pour pouvoir s’envoler, mais elle maintenait les bras le long du corps, et sa main dans celle de Matthieu…




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